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Les circuits courts de commercialisation des produits agricoles participent à la recherche
de liens plus directs entre les agriculteurs et les consommateurs. Ils contribuent au
développement d’une production durable et d’une consommation responsable.

Ils répondent à une demande croissante des consommateurs à la recherche de produits authentiques, de saisonnalité, de proximité et de lien social. Ils apportent une meilleure valorisation de la production pour les agriculteurs. Les circuits courts constituent une offre alimentaire complémentaire à l’offre traditionnelle.

Ils constituent un enjeu de développement durable des territoires, dans lesquels ils sont présents : périurbain, zones touristiques, montagne, en facilitant une « gouvernance alimentaire » par une mobilisation de l’ensemble des acteurs : producteurs, artisans, commerçants, restaurateurs, collectivités locales et consommateurs.

Cette démarche a été au cœur des réflexions des Assises de l’agriculture et du Grenelle de l’environnement avec la volonté de développer la part des produits saisonniers et de proximité dans les achats alimentaires.
C’est la raison pour laquelle le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche,
après avoir ouvert une large concertation avec l’ensemble des partenaires engagés dans
ces démarches, a proposé en juin 2009, un plan d’action visant à développer ces modes de
commercialisation.

Les circuits courts de commercialisation des produits agricoles sont une activité non négligeable pour de nombreuses exploitations en France.

En effet, la vente directe concerne toutes les filières, surtout celles des fruits et légumes, de l’horticulture, de la viticulture et des filières animales. 4% des fruits et légumes achetés le sont en vente directe, ce pourcentage atteint 7% si l’on prend en compte l’ensemble des formes des circuits courts. Plus généralement, 16,3 % des exploitations agricoles font de la vente directe, dont 47% qui transforment les produits

De nombreux pays sont concernés par le sujet du développement des circuits courts qui font l’objet d’un grand intérêt.

La démarche des circuits courts de commercialisation a toujours existé, mais elle tend à se développer depuis plusieurs années. Elle a pris des formes multiples, qui présentent la caractéristique commune d’améliorer la captation de valeur au bénéfice de la production. Parmi les typologies utilisées pour différencier les différentes formes de « circuits courts », celles faisant état de ventes directes d’une part (ventes collectives, marchés, ventes en tournée, à distance ou à domicile), de ventes indirectes d’autre part (via un intermédiaire tel qu’un restaurateur, un commerçant) sont certainement les plus décrites et les plus claires.

Les circuits courts constituent un mode de distribution complémentaire aux autres types de commercialisation

Les circuits courts permettent à certains producteurs de diversifier leur activité agricole. Ils permettent surtout de répondre à une forte demande des consommateurs. Ils apportent une réponse à une exigence grandissante de produits de terroir, de tradition, d’authenticité restaurant le lien social entre consommateur et producteur, valorisant les qualités de fraîcheur, d’innovation et de qualité nutritionnelle des productions en question ainsi que la connaissance des produits et de leurs modes de production. Dans son approche territoriale, le circuit court peut permettre de valoriser la production locale.

En termes de potentiel, les enjeux de ce type de commercialisation sont décrits comme considérables, puisque, outre la captation de valeur en faveur du producteur, il permet la réalisation d’économies sur les autres segments de la chaîne de coûts (transports, transaction pour le commerce sur internet) et la création de valeur sur des actifs immatériels (marque, ancrage territorial, authenticité, lien social).

Les circuits courts contribuent au développement d’une consommation durable et responsable Ils participent également au maintien de l’agriculture périurbaine et de zones touristiques, à l’amélioration de la compréhension de l’agriculture par les consommateurs et , dans un certain nombre de cas, à la promotion de pratiques favorables à l’environnement.

Renforcer le lien entre le producteur et le consommateur traduit aussi un nécessaire renforcement du lien au territoire, même si une telle démarche n’exclut pas le développement d’autres formes de commercialisation (vente à distance). Cette approche territoriale milite aussi pour le développement de synergies locales entre les différents acteurs concernés : producteurs, intermédiaires, artisans, commerçants, collectivités locales et consommateurs.

Un plan de soutien au développement des circuits courts

Début 2009, le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt a mis en place un groupe de travail chargé d’étudier les différents leviers qui pourraient être mis en œuvre pour favoriser et développer le mode de commercialisation par les « circuits courts ». Sur la base de son rapport, le ministère a lancé en juin 2009 un plan de soutien au développement des circuits courts contenant un ensemble de propositions concrètes

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